lundi 4 janvier 2016

Une journée comme les autres

Nous sommes maintenant bien installés dans notre maison. Grande et confortable. Deux chambres à coucher, matelas moelleux, tapis de sol pour notre conditionnement physique, etc.

Ce matin, j’ai été pêcher à vélo jusqu’au quai municipal pendant que Céline se mettait à la recherche d’un prof de yoga. Tout au bout de la jetée, au confluent de la rivière à saumon, les dauphins s’amusaient à se gaver de jolis poissons sous mon nez pendant que je trempais une ligne à l’eau sans la moindre morsure. L’un d’entre eux a poussé l’insulte jusqu’à lancer une jolie proie argentée en l’air avant de la rattraper au vol. Les poissons devaient être en état de panique. On m’a dit que les saumons arriveraient bientôt. Ce serait trop amusant. Un pêcheur du coin s’est vanté d’en avoir pris un de 5 kilos. Histoire de pêcheur? On verra.

Vers 11h, Céline m’a rejoint sur son propre vélo. Nous sommes revenus par la petite rue intérieure, large comme une auto. Achat de yam et d’autres légumes inconnus. Le vendeur nous suggérait toujours la même façon d’apprêter : tu coupes en petites tranches et tu fais frire. On ira doucement. L’an dernier, un légume à l’amertume plus profonde que  le Campari nous avait saboté un repas au complet. Cette fois-ci, on fera des tests avant toute combinaison alimentaire.

En passant devant l’élevage de poulet, on a fait un achat. Le garçon l’a égorgé sous nos yeux, dépiauté, vidé et débité en quelques minutes. Pas de gras, dans cette bête, que des muscles et des os. Frit, c’est plus coriace que du carton… avec un goût similaire. On fera bouillir la prochaine fois. Quelques heures, j’imagine, bien assaisonnée, aussi.

À l’arrivée, je suis allé me baigner dans la mer d’Arabie, me rafraîchir (on essaie de s’habiller le plus léger possible tout en demeurant convenable) un peu, nager quelques mètres, en évitant de trop penser à ce qui se passe actuellement en Arabie Saoudite, juste en face, de l’autre côté de ce bel océan, pendant que Céline faisait ses exercices. À mon retour, je l’ai remplacée sur le tapis de sol. Et nous avons préparé un souper à base de riz, cela va de soi.

Nous avons encore sommeil à 14h et je suis réveillé à 2h. Céline tient le coup jusqu’au matin, je me prolonge avec un petit somnifère que m’a prescrit mon médecin avant de partir. Peu efficace, mais je gagne 2 ou 3 heures supplémentaires. Nous avons fait la guérilla aux maringouins : de grosses bêtes molles, sans le tonus des nôtres, mais diablement efficaces. Je trouve que nos deux lézards de maison ne font pas un très bon boulot. Ils devraient inviter le reste de leur famille.

La nuit tombe à 18h30. Nous tentons de demeurer éveillé le plus longtemps possible.  Encore pénible, mais ça va un peu mieux chaque jour.


Dodo sous le ventilateur. De l’air clim, c’est quoi, encore? 

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