De
nouveau sur la jetée, tôt cette pm. Les vagues étaient grosses. Le vent de
face. Malgré que c’était fête nationale, il n’y avait qu’un pêcheur. À ce temps de la journée, les gens se tiennent
à l’ombre. Il fait trop chaud. La surface de la mer ne révélait pas de présence
de prédateurs. Que les dauphins en ravaude à quelques encablures, comme tous
les jours. On finit par les oublier.
Je
fais quelques lancers. J’ai peu d’espoir. Je lance sous le vent, très loin en
face de moi, juste dans le miroitement du soleil lorsque vlan! Une grosse
attaque, comme hier. L’eau qui s’éclabousse. Ma ligne qui se tend. Et c’est
tout. Il n’est pas ferré. Aucune autre touche de la journée. Ils me semblent
attaquer lorsque le leurre touche l’eau. Plus tard, quelques-uns se sont
manifestés juste devant moi. Sans plus.
Le
matin, nous avions fait nos achats au village : quelques œufs, légumes,
café instantané (il n’y en a pas d’autre et il coûte aussi cher que chez nous),
lait en poudre (très bon, soit dit en passant), noix de coco (peut-être une
petite vengeance?), 300 grammes de riz (on doit les énerver parce que les
autres clients l’achètent au kilo) et enfin, je voulais une paire de pince à
bout long. Comme je ne connaissais pas le terme anglais, j’ai dessiné l’outil. On
m’a orienté vers le bon magasin. 2$ tout juste. Qualité qui me semble correcte.
À utiliser pour enlever mon leurre de la gueule d’un saumon, si j’en capture
un, bien sûr! Preuve d’optimisme.
Au
retour, j’ai tenté de filmer Céline à vélo dans le trafic. Je me suis presque
cassé la gueule. Dangereux, dites-vous? Vous avez parfaitement raison.
Demain, je vous donne des photos de la jetée.
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