En après-midi, nous
avons été faire de l’observation et de la photo d’oiseaux. Un nouveau plaisir
avec mon nouvel appareil, pas plus gros que mon portefeuille, qui avec son zoom
20X, permet de voir les couleurs, les formes et parfois même la disposition des
plumes d’oiseaux que l’on distingue vaguement. Son stabilisateur d’image
protège du flou qui serait inévitable avec un tel grossissement sans trépied. L’oiseau
est dans l’arbre et on ne le repère plus: on photographie l’arbre et on
agrandit ensuite pour le dénicher, souvent avec suffisamment de détails pour l’identifier.
Comment Nikon a-t-il pu organiser un tel jeu de lentilles dans un appareil si
plat, des lentilles qui permettent aussi de faire de la macro à 1cm, si précise
qu’elle permet de voir les pattes de fourmis de 3mm en mouvement? Incroyable! Je
m’en suis servi comme loupe pour déloger une écharde que je ne réussissais pas
à voir.
Bref, nous revenions
comblés, avec au moins 3 nouvelles espèces numérisées (autrefois j’aurais dit
sur pellicule), lorsque nous avons rencontré l’équipe qui répare les nids-de-poules
(souvent d’autruche) et l’asphalte brisé. En fait, je crois qu’on préparait la
route pour recevoir un nouvel asphaltage. D’abord, on abaisse avec une bêche ce qui
pourrait dépasser la zone asphaltée. Ensuite, on balaie (avec le même petit
balai court dont je parlais au début) toute la partie de route à traiter. On
enlève toute la terre meuble et la poussière. Après cette opération, quelqu’un
étend du goudron fondu dans la bouilloire le long du chemin. Il le transporte
dans des chaudières métalliques et le déverse méthodiquement. On dépose du
gravier sur ce goudron : plus gros au fond des creux, plus petits en
surface. Ce gravier est apporté dans de petits paniers que les gens remplissent
à la main et transportent sur leur tête. L’équivalent d’une bonne pelletée à
chaque fois. Il est soigneusement déposé sur le goudron. On ajoute du goudron
au besoin. On passe ensuite un rouleau compresseur: mécanique celui-là.
Les employés : hommes ou femmes, de tous les âges, habillés de pantalons,
de robes ou de dhotis, se protègent parfois de la poussière en s’enroulant un
foulard autour de la tête. Efficacité de l’équipe : des centaines de mètres
chaque jour, d’une qualité exceptionnelle. C’est comme sculpter une route à la
main. Et ça donne de l’emploi.
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