dimanche 24 janvier 2016

Spiritualité


Que dire de la foi des Indiens? Une foi renversante qui ne cesse de nous étonner. Toute la fin de semaine n'a été qu'une suite de cérémonies qui se sont terminée par une grande procession chrétienne. 

Dès samedi matin, une équipe efficace s’activait pour décorer la petite église près de chez nous. Une énorme génératrice fonctionnait à plein régime pour fournir de l’électricité supplémentaire et d’immenses hauts-parleurs ontcommencé la diffusion de chants et de prières. On devait les entendre à plus d’un kilomètre. Presque sans interruption, pendant les deux jours, alternés de feux d’artifice et de pétards. On a décoré les rues. Puis, dimanche matin, dès le début de la journée, les fidèles passaient, vêtus de leurs plus beaux vêtements : saris de toutes les couleurs, dothis empesés et repassés avec le plus grand soin, chemises du dimanche. Les petites filles nous criaient pour qu’on regarde leurs robes de princesses. Enfin, en après-midi,  après l'explosion de pétards aussi puissants que des bombes, la procession s'est mise en route. Devant, les petits tambours ouvraient la marche, suivis de la masse des fidèles parsemée d’ombrelles de couleurs, puis les enfants de choeur, grands garçons vêtus d'une tenue de cérémonie, et enfin le curé et la relique dans un camion qui diffusait aussi des chants.  

Cette procession a parcouru plusieurs kilomètres et le tout s’est terminé par une interminable messe. Je m'imaginais petit garçon, quand les messes de 30 minutes me faisaient souffrir. Ici, je serais mort d’ennui. La diffusion des sermons et des prières s’est étirée jusqu’à la nuit.


Comme je ne peux en afficher la vidéo qui est trop volumineuse, je vous offre un court moment des techniques de construction. Il s’agit du transport de la terre pour le terrassement d’une maison. C’est le même processus que celui employé pour faire les routes. Même genre de bac. Je me demande pourquoi, au Québec, il faut porter de lourdes bottes avec bout en acier.

Enfin, j’ai terminé ma journée en pêchant sur la plage. Un jeune homme m’a fourni les appâts et m’a expliqué comment attraper des barbottes. J’ai fini par en prendre une, à la nuit tombée, que je lui ai laissée avec plaisir. Il m’expliquait qu’il venait pêcher ce poisson pour sa femme enceinte parce qu’elle aime beaucoup manger de la barbotte. Céline, un peu en retrait, regardait la scène. Les spectateurs s’agglutinaient et ne cessaient de me prendre en photo. On commentait les petits coups que je donnais sur ma canne. On essayait de parfaire ses connaissances du touriste. En tout cas, on ne semblait pas en rire. Trop respectueux.

Je me suis bien amusé. Mon compère m’a fait promette de le retrouver mardi pm, vers 14h. Il aime, dit-il, pratiquer son anglais. Méchante pratique que celle de deux gars qui baragouinent l’anglais. Mais on se comprend très bien. Il me sert quelques mots de sa langue,  parfois intraduisibles, me dit-il, et ça fonctionne.


La langue parlée au Kérala n’est pas l’hindi. C’est un dialecte local employé par une toute petite partie de l’Inde. Il y a des centaines de langues comme celle-là en Inde, de sorte, que même si le gouvernement central tente de faire de l’hindi la langue officielle, les gens se parlent en anglais lorsqu’il n’y a pas d’autres solutions.

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