Les anniversaires de
naissance sont moins festifs depuis que j’ai franchi la soixantaine. On reçoit
avec plaisir les vœux de nos proches et les manifestations de leur amour à
notre égard, mais il n’y a pas de quoi être heureux de vieillir quand on aime
la vie et qu’on la saisit chaque jour à plein cœur.
Hier, j’ai commencé à
perdre des morceaux de mon vélo. Nous allions bon train, sur une route
défoncée, comme c’est souvent le cas hors des grandes artères, lorsque je me
suis aperçu que j’avais perdu un frein. Le patin droit du frein avant.
Je suis retourné sur
mes pas et je l’ai retrouvé sur l’asphalte, puis j’ai retrouvé un écrou, qui ne
semblait pas le sien, mais qui faisait le boulot. J’ai vissé à la main en
attendant de revoir notre réparateur, en ville : quelques roupies pour
remettre les freins de nos deux vélos en état. Je me disais que ma bécane avait
du jeu dans toutes ses articulations. Il y a quelques jours, j’avais solidifié
le panier avec deux tie-wrap. Le réparateur n’en finissait pas de resserrer des
écrous. Un combat pour prolonger la vie utile. C’est une forme du
vieillissement.
À défaut d’avoir un
bon terrain de jeu pour la photographie, je m’amuse à faire de petits dessins.
Voici mon dernier, un digne représentant de l’Asie.
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