jeudi 18 février 2016

Un pays pas comme les autres

Malgré six mois en Inde, une aisance acquise avec la nourriture, les coutumes et les comportements, il arrive toujours un moment où nous sommes pris par surprise. On dirait qu’on ne peut pas se mettre en tête que ce pays est un amalgame de dizaines de langues, de cultures et d’habillements. Ainsi, le mois dernier avons-nous été ébahis de voir monter dans l’autobus, un groupe culturel habillé comme des romanichels, les hommes avec des chemises voyantes, les cheveux frisés, les femmes portant des jupes découvrant une partie du ventre, justaucorps cintrés, colliers, pendentifs, boucles d’oreille. Toutes les femmes parlaient beaucoup, très fort, avec des voix de basse accentuées. Il s’agissait d’un peuple plus au nord, nous a-t-on dit. Ils étaient d’une beauté saisissante.

Pour l’heure, nous sommes installés à Kumily pour quelques jours, une ville posée sur la frontière du Kerala et du Tamil Nadu. En pleine rue principale, une barrière marque la séparation entre les deux États. C’est une barrière on ne peut plus sommaire, mais néanmoins gardée par des hommes en uniforme, qui semblent se contenter de regarder passer les autos toute la journée.
Kumily est une ville touristique, située à la limite d’un parc national dans lequel, dit-on, circulent tigres, éléphants, etc. Toutefois, depuis que deux touristes se sont fait piétiner par un éléphant l’an dernier, il semble que les guides sont soudainement devenus incapables d’en voir. Ils évitent d’y amener les touristes. Ce qui n’empêche pas l’organisation de safaris ou autres promenades guidées, coûteuses, à pieds ou en jeep, pour quelques heures ou quelques jours. Nous avons expérimenté les safaris indiens l’an dernier, qui nous ont permis de voir un tigre en liberté : la jeep avait reculé juste au côté de la bête couchée pour nous permettre de la photographier derrière des barreaux. Une fois suffit. L’autre fois, à pieds dans un parc à tigres, au nord, nous n’avons vu, comme plantes et animaux, que des bambous et un cheval. Donc, cette fois-ci, nous nous contenterons de nous promener autour du lac ou dans le refuge d’oiseaux. Si c’est possible sans guide et sans être inclus dans un groupe.

Aujourd’hui, nous avons gravi un promontoire : une centaine de mètres sur 2,5km. Un exercice excellent pour la santé. Les jeeps louées par les touristes nous dépassaient, tant en montant qu’en descendant. Ils arrivaient au sommet, les conducteurs laissaient tourner le moteur pendant que les clients se photographiaient, puis remontaient à bord pour redescendre. Un peu tristounet. Le point de vue était joli, le promontoire bien situé, surmonté d’une croix, un peu trop de brume, comme toujours dans les  paysages indiens.

Céline a cassé en deux la monture de ses lunettes. Il y a de cela deux semaines, juste comme ça, en les essuyant. Un défaut de fabrication. Made in China, je suppose. Nous l’avons collée à la « superglue » et ça a tenu quelques jours. Puis, crack. Foutu. Aujourd’hui, nous avons eu une illumination (ça arrive en Inde) et nous avons consulté un optométriste. Il a simplement transféré les vitres dans une nouvelle monture. Un travail de 5 minutes, un coût de presque rien et des lunettes neuves. Vive l’Inde et ses solutions si simples, pour presque tout.

Autre surprise : un magasin pas comme les autres, sur la rue, comme ça, au côté d’une boutique de vêtements. Je me contente de mettre la photo. On se serait cru dans un album de Lucky Luke.



 

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