mercredi 3 février 2016

Thé et montagne

De notre hôtel, près de Munnar, le gérant nous disait que les montagnes que nous voyions en panorama ne pouvaient être grimpées parce qu’elle étaient habitées par des éléphants, des tigres et des panthères noires. Il ne voulait pas en démordre. Nous avons bien ri par devers nous et un soir que je prenais des photos avec mon zoom, je me suis un peu moqué de lui en disant que je photographiais les éléphants. Il n’a pas relevé.

Nous venons de traverser ces montagnes complètement couvertes de plantations de thé. Ce sont les anglais qui se sont installés ici, probablement pour la perfection de la température, qui ont commencé par cultiver du café (curieux pour des anglais) et ensuite du thé. La compagnie Tata a procédé à cette culture pendant des années. Aujourd’hui, il semblerait qu’une coopérative s’occupe de la production. Tata aurait gardé l’usine de traitement des feuilles de thé.

Bref, c’est magnifique.  (Le paysage, bien entendu)

Nous nous retrouvons ce soir dans un petit hôtel situé dans la ville de Munnar. À deux pas du bazaar. Nous avons passé bien près de vivre un problème. Je me suis acheté 2 bières au magasin des alcools. Je n’avais qu’un petit sac duquel dépassaient les goulots de mes bières. Au restaurant, ce fut la panique. Pas question que nous ressortions avec des bières si peu couvertes. Les policiers nous auraient arrêtés s’ils nous avaient vus. Il a  fallu se trouver un sac convenable avant de ressortir du restaurant.  

J’ai mangé un « Chicken 65 ». J’avais déjà vu cela dans le Nord, sans y goûter. Délicieux. J’en parle parce que je trouve ce nom tellement étrange pour l’Inde et personne n’a encore pu me dire pourquoi o
n lui donne un tel nom. Peut-être parce qu’on y coupe le poulet en 65 morceaux? En tout cas, avec la technique de découpage du coin, je ne serais pas surpris.

Nous nous sommes promenés à travers ces coteaux couverts de théiers. Une journée magnifique. Des fleurs partout. Une rivière. La vraie campagne, avec son silence et sa quiétude. Des oiseaux qui chantent sans arrêt. Un anglais un peu (beaucoup hyper) qui s’est acheté un hôtel avec des indiens et qui compte vivre ici en permanence. Il voulait nous héberger gratuitement, mais il a oublié de nous donner ses coordonnées en partant. De toute façon, un peu trop trop. Nous avons bu son thé au citron et écouté pendant une heure l’histoire de sa vie. Il s’accrochait à un jeune italien rencontré en entrant dans l’hôtel.


Je suis las. Notre balade m'a fatigué. Nous allons souper dans un restau « full veg », ce qui veut dire qu’il est géré par un brahman.  C’est vraiment veg…


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