dimanche 7 février 2016

Au pays du thé

Nous sommes à Devikulam, à l’hôtel Vandata Wake Up. C’est un village de montagne, à 1480 mètres d’altitude, établi dans une espèce de cuvette sur les pentes de laquelle poussent autant de théiers qu’il y a d’espace utilisable. Les nuits sont froides, l’intérieur de l’hôtel devient humide et glacé pendant la nuit, mais aussitôt le jour venu, la température remonte à toute vitesse.

Aujourd’hui, nous avons suivi une route qui mène sur un col, à plus de 1800m. Le calme. La paix. Les oiseaux. Le soleil. Quelques rares personnes, comme si l’Inde n’était pas surpeuplé. La beauté d’un paysage à couper le souffle, aménagé dans ses moindres détails. C’était dimanche. Les gens revenaient de la messe, en famille. On récite le chapelet dans plusieurs maisons, le soir. C’était repos dans les champs. Un camp de travailleurs, tout en bas, des maisons en rangées pour loger les familles. Question de les garder à portée de chantier, j’imagine. Tout au fond, quelques femmes lavaient leur linge bruyamment (elles frappent le linge de toutes leurs forces sur des rochers ou du ciment) et le faisaient sécher sur les théiers.

Les employés ne semblent pas avoir un nombre d’heures limite par jour. À notre dernier hôtel, le garçon qui faisait les chambres et s’occupait des clients commençait avant notre réveil et travaillait encore à notre coucher. Lorsque je parlais avec le patron et que celui-ci avait un besoin, il demandait immédiatement et recevait tout aussi vite. Ainsi, en regardant une affiche avec moi a-t-il demandé à son employé d’aller chercher ses lunettes. Une autre fois une serviette de table en papier. N’importe quoi. On sentait un réflexe bien ancré. Ici, à l’hôtel, il est 20h30, au moment où j’écris ces lignes, et c’est le même réceptionniste que ce matin 8h. Toujours aussi souriant, accueillant et courtois. Satisfait de son boulot. Heureux de sa vie.

Les femmes revenaient de la forêt. Elles avaient ramassé du petit bois pour la semaine. Pieds nus, chargées de morceaux qui faisaient parfois 8 ou 10 pieds, elles prenaient le temps de lâcher la charge d'une main pour nous saluer en souriant. 


Demain, nous partons déjà pour Chinnacanal, environ 17km au sud. Nous nous dirigeons par étapes


vers Madurai où nous prendrons l’avion pour le Népal le 23. 

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