lundi 1 janvier 2018

Une autre année se meurt

La vie est si bonne, si belle, si passionnante qu’on aimerait qu’elle dure éternellement. Il y a tant à voir, à faire et à découvrir. Il y a tant à partager. Passé un certain âge, faut juste éviter de se regarder dans le miroir. L’image qu’on y voit n’est pas celle que l’on est. Les levers matinaux sont bien suffisants pour nous rappeler les effets pervers du vieillissement.

Trêve de ressassements, depuis l’arrivée de nos enfants, nous n’avons partagé rien d’autre que de bons moments en famille. Rien d’autre que des rires et de la bonne humeur. Jamais d’accrochage malgré la proximité constante des uns et des autres. C’est une des récompenses pour nos efforts de parents. À moins que ces enfants n’aient tous hérités d’un bon caractère naturel et que nous n’y soyons pour rien. Peu importe, c’est un fait et c’est un grand bonheur.

Les derniers sont arrivés entre le 24 et le 25, vers 2h30 du matin. Nous avions travaillé longtemps à l’avance pour trouver un conducteur de taxi qui accepte de les transporter pendant la nuit de Noël. Nous les attendions avec Philippe, dans notre jardin intérieur. Ce fut une nuit presque blanche, à festoyer, et dès le 26, après un court sommeil, nous débarquions sur les plages de sable noir de Sipacate pour faire du surf et nous baigner. Deux jours à cuire sous un soleil brûlant, à se jeter tête première dans les énormes vagues pour se rafraîchir.

Retour en ville pour le départ de Philippe, puis visite du marché public, puis encore un passage au volcan Pacaya, retour pour contempler l’embrasement de la ville avec ses innombrables et interminables feux d’artifice à minuit, depuis la terrasse de notre maison. La ville s’éclatait. Au sens propre.



Aujourd’hui, premier jour de repos. Échange de vœux de bonne année avec nos familles et nos amis plongés dans le froid québécois. Demain, départ pour le lac Atitlan. 

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