Après le 31 décembre sur la terrasse, à travers les feux d'artifices qui embrasaient la ville et un passage au volcan Pacaya, départ pour le lac Atitlan : une
grande étendue romantique. Nous avions une maison sur la falaise, face aux
volcans. Un plaisir de chaque seconde que de regarder ces volcans baignés par
les couleurs du soleil couchant dans les nuages. Recommencement à l’aube. Toujours
le même bonheur. Nous n’avons pas fait tous les villages autour du lac. Après deux
heures dans le village de San Marcos, consacré au yoga et tout ce qui va avec,
patchouli y compris, et sa longue rue de tiendas pour touristes en recherche de
produits ou d’activités zen, presque exclusivement des jeunes, nous nous sommes
dirigés vers San Pedro où un bar fort sympathique, directement sur le quai d’embarquement,
nous a si bien captivé que nous y avons passé le reste de la journée. Retour à
Antigua dans un trafic infernal. Le meilleur projet que nous pourrions avoir
pour ce lac, si nous ne sommes pas à la recherche de notre identité profonde,
serait d’en faire le tour à pied. Probablement une dizaine de jours. Malgré qu’on
ne recommande pas aux touristes de s’aventurer seul, c'est-à-dire sans guide,
dans ce périple. Je ne sais pas. Je n’ai pas senti qu’il y avait danger. En fait, pour être honnête, il nous
aurait fallu une bonne semaine pour découvrir tout ce qu’il y a à faire, comme,
par exemple, grimper un volcan ou faire de la plongée sous-marine, ou probablement
plein d’autres choses. Mais voilà, nous n’avions pas le temps.
Deux jours à Antigua,
puis, fêtes, pinata, danses, musique, courses, bouffes, puis les voilà tous repartis, nos enfants, et nous nous retrouvons seuls. Un peu
tristounet. Sans plus rien à faire que de déménager comme hier et aujourd’hui. Nous
avons déniché un nouvel appartement, plus grand, à meilleur prix, avec du
soleil et de la lumière, joli comme tout, dont la proprio, de cet âge à partir
duquel on ne vieillit plus, nous accueille, disponible, sympathique, avenante,
serviable, et répand autour d’elle, cette substance vitale qui rend la création
plus dense et plus enveloppante. Le charme des gens heureux.
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