Ici, à Antigua, il est interdit
de couper un arbre. Si un de tes arbres meurt et que tu veux le couper, non
seulement te faut-il une autorisation de la ville, mais en plus, des
spécialistes vont venir vérifier qu’il est bien mort de mot naturelle, qu’on ne
l’a pas maltraité ou empoisonné. Les amendes sont tellement élevées que les
gens préfèrent construire autour de l’arbre. Ainsi, au milieu de notre loyer,
il y a un puits qui permet à un avocatier de traverser la maison pour sortir à
travers le toit de tôle.
Cette semaine nous avons rendu visite à un anglais de Toronto qui s’est récemment acheté une
maison ici. Il vient passer ses hivers dans la cité depuis 8 années, il aime,
il prend des cours d’espagnol, il fait de petites virées au Canada aux
trois mois, question de revoir quelques connaissances et de renouveler son
permis de séjour. Il a payé sa maison 450 000$, sans les meubles. Nous
découvrons que les maisons d’ici sont souvent très dispendieuses, surtout au
centre-ville. Celle de l’un de nos voisins a coûté plus de 4,5 millions, celle
de l’autre, 1,5 millions. En fait, ce sont les gens riches du Guatemala qui
viennent s’acheter une propriété, qui l’habitent parfois un mois par année,
ou les fins de semaine. Comme une résidence secondaire. C'est in que d’avoir un
pied à terre à Antigua.

L’un de nos voisins
préparait une réception : des centaines de chaises, couleur or ou
transparente, comme si elles étaient de verre, des dizaines de tables et des
dizaines d’employés, sinon plus, qui travaillaient à préparer l’événement. Nous
avons entrevu quelques arrivants, dignes de nos tapis rouges.
Autrement, des hôtels
luxueux, comme celui où nous allons nager, qui se remplissent des gens de
Guatemala City qui viennent passer une fin de semaine. Party de bureau ou
vacances familiales ou clubs sportifs, peu importe.

Tout ceci donne une
ville dynamique, avec des activités et des concerts plusieurs fois par semaine,
que ce soit dans une église ou en plein air, la plupart du temps gratuits. Hier
encore, nous avons profité d’un concert de Noël dans une église, avec un
quatuor de violon et violoncelle, suivi d’une chorale avec maestro, tout en
douceur et en équilibre. À l’exemple de l’harmonie de toute chose que l’on
retrouve dans toute la cité. À première vue, tout semble si simple, et au fur
et à mesure que l’on regarde, on découvre une intention de beauté et de paix
derrière toute chose.
Tout en nous rendant à
l’église, il y avait des feux d’artifice sur la rue et un groupe de musiciens
jouaient dans un parc. Au retour, nous avons pris quelques instants et un
breuvage dans un bar de jazz au long de notre route.
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