mercredi 13 décembre 2017

Exercices variés

Un détail que j’avais oublié, pendant le concert de samedi, des jeunes, (je les imagine jeunes) faisaient éclater des « bombas » et lançaient des feux d’artifices depuis le parvis. L’immense porte centrale était grande ouverte de sorte que, parfois, on n’entendait plus les chanteurs ou les musiciens. Le spectacle s’est déroulé jusqu’à la fin sans la moindre interruption, comme si nous étions les seuls, Céline et moi, à entendre ce boucan. Je me suis retourné à deux ou trois reprises. J’étais le seul à me retourner. 

Fin de la natation. Nous sommes donc montés à La Cruz. C’est une croix, érigée sur une hauteur en périphérie de la ville, qui nous permet d’avoir une vue sur les principaux quartiers et sur le volcan Agua. Quelques kilomètres tout au plus.

De retour à l’appartement, j’ai fait une très très mauvaise chute dans l’escalier de fer. Deux feuilles de papier glacé sur une marche ont suffi à me faire dégringoler sauvagement, de la troisième marche du haut, jusqu’au plancher de céramique. En descendant, je me suis écrasé le dos sur un coin en fer forgé, ais trop quoi et comme je tenais un épais verre en vitre, et que je n’ai pas été foutu de m’en débarrasser pour me protéger, celui-ci m’a éclaté dans la main lorsque je me suis étalé sur le sol. En mille miettes. Céline me criait de ne pas bouger, mais j’avais tellement mal, au dos, au genou et aux doigts, que c’était impossible. Spasmes pour vomir. À la limite de la perte de conscience. Il m’a fallu de longues minutes avant que la douleur ne reflue suffisamment  pour reprendre mes sens. Céline avait eu le temps de balayer la vitre sur le sol pour que je ne me blesse pas davantage. J’avais la main en sang. Bref, rien de bien jojo. Je savais que je n’avais rien de fracturé dans le dos. Je croyais avoir tous les doigts de la main droite fracturés. Douleur trop intense. Insupportable. Mon genou? Je ne savais pas encore. J’ai enfin réussi à m’asseoir sur le sol et à me pencher vers l’avant pour reprendre mes sens.
je me suis tapé lourdement la rotule sur je ne s

Finalement, rien de cassé. Pas même les doigts. On m’a coupé aux ciseaux un morceau de peau au milieu de la main, deux jours plus tard, j’en extirpais un tesson de verre oublié, j’ai utilisé la recette du pays pour stériliser les plaies et accélérer la cicatrisation : une peau d’oignon. Pas une pelure, juste la petite peau transparente entre deux pelures. On pose un sparadrap par-dessus. Efficace. Pour le dos et le genou, je me traînais lamentablement le lendemain, malgré les cannettes de bière froide que j’avais utilisé en guise de glace. J’ai pris des anti-inflammatoires. Là, ça va mieux. J’ai cessé les médicaments. J’ai le muscle du dos écrasé. Il faudra du temps. Mon genou n’est plus enflé, mais faut marcher lentement et avec prudence.  C’est comme si ma rotule avait été déplacée. J’ai vérifié : elle est toujours bien centrée. La blessure du dos, avec sa grande lacération superficielle, horizontale, m’indique clairement que je suis passé à moins d’un centimètre de la colonne vertébrale. Ouf! La tête s’en est tirée indemne. Bien. Mon mois de natation a dû m’aider.


Bref, tout le monde me dit que j’ai été très chanceux. Ouais! Sûrement, mais je ne sais pas si j’ai été chanceux de prendre une telle débarque. J’ai repris mon leitmotiv : la vie peut basculer n’importe quand. Faut en profiter.

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