mercredi 22 novembre 2017

Une vie tranquille


Est-ce parce que nous nous assagissons ou parce que le pays porte à la tranquillité?  Je ne sais trop. Toujours est-il que nous venons de réserver un logement pour janvier, jusqu’à notre retour en avril.

La vie ici pourrait nous sembler ennuyeuse : pas question de faire comme au Népal ou en Inde et partir à l’aventure dans la campagne ou dans la forêt avoisinante. Les banditos rôdent, dit-on, et il ne faut pas s’organiser d’expéditions sans être escorté par des guides. Pourtant, nous ne nous sentons pas pour autant privés de liberté. La ville nous dispense tout ce qu’il faut pour notre confort.

Nous pensions que l’espagnol serait d’un apprentissage facile parce qu’il ressemble au français, mais plus nous l’approfondissons, plus il nous demande de l’effort, de l’énergie et du temps. Apprendre une langue, c’est aussi apprendre une manière différente de penser. C’est pour cette raison que les traducteurs automatiques qui deviennent disponibles sur les téléphones intelligents ne pourront pas remplacer l’immersion dans une autre langue. Ils ne pourront pas transmettre la culture sous-jacente. Tout au plus deviendront-ils de bons outils de dépannage et s’ils optimisent leur performance, ils contribueront peut- être à sauver quelques langues qui risquent de disparaître au profit de l’anglais.

Antigua est l’ancienne capitale du Guatemala. Toutes les communautés religieuses y avaient construit une église ou une résidence. Lorsque la capitale s’est déplacée à Guatemala City, ces communautés ont suivi, abandonnant pour la plupart, ces énormes constructions dont un grand nombre tombe en ruine. De style baroque, elles accueillent les visiteurs et servent, parfois, comme ce samedi, à produire un concert dans les ruines. Nous y serons, en espérant qu’il ne pleuve pas comme ce soir. 


Lorsque je nage, dans notre magnifique piscine de plus en plus froide à mesure que l’hiver arrive, je m’imagine dans les eaux glacées du Lac-St-Jean et je me console et j’endure, pour 45 minutes, ce petit supplice en me disant qu’il ne durera que quelques minutes. Le soleil est là, qui m’attend. 

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