Est-ce parce que nous
nous assagissons ou parce que le pays porte à la tranquillité? Je ne sais trop. Toujours est-il que nous
venons de réserver un logement pour janvier, jusqu’à notre retour en avril.
La vie ici pourrait
nous sembler ennuyeuse : pas question de faire comme au Népal ou en Inde
et partir à l’aventure dans la campagne ou dans la forêt avoisinante. Les
banditos rôdent, dit-on, et il ne faut pas s’organiser d’expéditions sans être
escorté par des guides. Pourtant, nous ne nous sentons pas pour autant privés
de liberté. La ville nous dispense tout ce qu’il faut pour notre confort.
Nous pensions que
l’espagnol serait d’un apprentissage facile parce qu’il ressemble au français,
mais plus nous l’approfondissons, plus il nous demande de l’effort, de
l’énergie et du temps. Apprendre une langue, c’est aussi apprendre une manière
différente de penser. C’est pour cette raison que les traducteurs automatiques
qui deviennent disponibles sur les téléphones intelligents ne pourront pas
remplacer l’immersion dans une autre langue. Ils ne pourront pas transmettre la
culture sous-jacente. Tout au plus deviendront-ils de bons outils de dépannage
et s’ils optimisent leur performance, ils contribueront peut- être à sauver quelques
langues qui risquent de disparaître au profit de l’anglais.
Lorsque je nage, dans
notre magnifique piscine de plus en plus froide à mesure que l’hiver arrive, je
m’imagine dans les eaux glacées du Lac-St-Jean et je me console et j’endure,
pour 45 minutes, ce petit supplice en me disant qu’il ne durera que quelques
minutes. Le soleil est là, qui m’attend.
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