Hier au soir, c’était
soirée de fête. On allumait les lumières de Noël dans les arbres de la place
centrale. À 18h. Nous n’avions pas prévu les discours, la fanfare, l’hymne
national et l’esprit guatémaltèque qui ont fait en sorte que les lumières ne se
sont pas allumées avant 19h passées. Seulement les troncs. Nous attendions,
Céline et moi, la suite, un éclairage des feuillages en différentes couleurs. Rien.
C’est tout nous a-t-on dit. Nous quittions la place lorsqu’on nous a consolés d’un
joli feu d’artifice. Les fusées partaient à quelques mètres des spectateurs. Nous
n’avons jamais été aussi près du feu de l’action, pourrait-on dire sans faire d’ironie.
C’est comme la bouteille de propane sous l’évier.
Elle était vide. Quelques
mots au proprio et quelques minutes plus tard, pas plus de 10, le livreur
venait nous en installer une nouvelle. Sécuritaire, nous a-t-il juré. Pas nécessaire
de la refermer lorsqu’on ne s’en sert pas. De toute façon, pour la refermer, il
suffit de relâcher une tirette. Simple comme tout. Merci. Bonjour. Vous voulez
de l’eau? Juste un appel et on vous en livre. Des tortillas? Même chose. Livraison
à domicile.
Pacaya. Le nom d’un
volcan et le nom d’un légume sinon remarquable, du moins que l’on n’oublie pas.
Joli comme tout. Faire bouillir trois fois avec sel et sucre, jeter l’eau entre
chaque ébullition, puis frire dans des œufs battus. Aucun goût, sinon celui des
œufs et d’une amertume résiduelle. Un vrai lendemain d’élection. Ici, le jour d’après,
c’était les chutes de Montmorency. Efficace et sans douleur.
Les expériences ne
sont pas toutes négatives. Nous avons adopté la racine du guisquil. Cette racine
se nomme inchintal. Délicieuse. Faire bouillir une seule fois. Cuire dans les œufs
battus. Un succès.
On se trouvera autre
chose cette semaine.
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